RDC: IL Y A 3 ANS JOUR POUR JOUR décédait Arthur Z’ahidi Ngoma, surnommé « Monsieur Mbudi ».
Écrit par FiziMediaCongo sur octobre 5, 2019
Par Enoch David.

Arthur Z’ahidi Ngoma est décédé le 5 octobre 2016 à Paris, après une longue maladie. Président national du mouvement Politique « Forces du Futur » et président du regroupement politique « Camp de la Patrie », il avait travaillé au sein de l’UNESCO avant d’embrasser la carrière politique, en passant par la rébellion du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD).
Né en septembre 1947 à Kalima (au Maniema), Z’ahidi Ngola était détenteur d’une Licence en Droit de la Faculté de Droit et des sciences économiques de l’Université d’Orléans (France, en 1976).
Il détenait aussi un Doctorat d’État en Droit de l’Université de Paris I (Panthéon Sorbonne, en 1981).
Après l’obtention de son diplôme de licence en France, Z’ahidi, a travaillé comme fonctionnaire de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) entre 1978 et 1998. Il a notamment assumé les fonctions de Responsable de programme mondial de l’UNESCO, concernant la paix, le désarmement, la recherche et l’éducation en droit international public.
En 1997, lorsque Laurent-Désiré Kabila prend le pouvoir à Kinshasa, Z’ahidi est arrêté et gardé à la prison de Makala de Kinshasa, puis condamné à mort et transféré au Katanga, à la prison de haute sécurité de Buluwo. http://www.fizimedia.com
Sa peine de condamnation à mort sera réduite à une condamnation avec sursis, grâce à l’intervention du Parlement européen et de personnalités européennes. Son emprisonnement avait d’ailleurs entraîné la rupture de la coopération entre l’UNESCO et la République démocratique du Congo en 1998.
Libéré grâce à l’intervention du parlement européen, Z’ahidi Ngoma va s’engager dans la rébellion initiée par le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD). Mais 4 mois après, il s’en sépare.
Il va alors créer, en janvier 1999 à Bruxelles, l’Union des Congolais pour la Paix (UCP). Cette organisation avait pour objectif de faire comprendre et défendre l’impératif du dialogue entre congolais. A l’issue du Dialogue interocongolais, il est désigné Vice-président en charge des Affaires sociales et culturelles pendant la transition de 2003 à 2006 en RD Congo.
C’est pendant cette période-là qu’il initiera, dans un quartier périphérique dans l’Ouest de Kinshasa, un atelier de réflexion sur l’amélioration des vies des fonctionnaires de l’Etat congolais.
A l’issue des travaux, il signera, le 12 février 2004, un contrat avec les fonctionnaires de l’Etat pour améliorer leurs salaires. Ce contrat a été appelé « accord de Mbudi ». Selon l’accord de Mbudi, le gouvernement devrait payer, par exemple, 208$ à un huissier, 2.080 à un haut fonctionnaire de l’Etat, 200$ aux enseignants les moins gradés du primaire, 300$ aux militaires les moins gradés, entre 2.000$ et 4.500$ au médecin le plus gradé, 5.000$ à professeur d’université.
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