« Chaque attaque retarde » les activités de la lutte parce qu’elle empêche les équipes d’avoir accès à la population et de faire les interventions prévues, ont déploré les autorités sanitaires.
Dans la nuit de samedi à dimanche, un animateur d’une radio locale, impliqué dans la lutte contre l’épidémie, a été assassiné en Ituri.
Le 19 avril, un épidémiologiste de nationalité camerounaise qui travaillait pour l’OMS avait été tué dans une attaque d’hommes armés contre l’hôpital universitaire de Butembo dans la province voisine du Nord-Kivu (est).
« Quoi qu’il en soit, l’équipe de la riposte continuera à lutter contre cette maladie avec l’implication des communautés et de la population touchée, y compris l’appui de tous les partenaires impliqués », ont rassuré les autorités.
L’épidémie d’Ebola qui sévit actuellement dans l’est congolais touche les zones reculées et conflictuelles des provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri. Jusqu’à présent 2.185 décès ont été enregistrés sur 3.274 cas, selon les autorités congolaises.
L’actuelle épidémie d’Ebola est la dixième sur le sol congolais depuis 1976 et la deuxième la plus grave de l’histoire après celle qui a fait quelque 11.000 morts en Afrique de l’Ouest en 2014. DGO/
