« A partir d’aujourd’hui, si vous voyez un visiteur dans vos quartiers ou avenue sans que vous sachiez qui il est, nous vous donnons un numéro vert pour vous venir en aide: +243820800005 », a déclaré lundi le porte-parole de l’armée congolaise, le général Léon-Richard Kasonga.
« Quelques minutes après avoir appelé ce numéro, une équipe d’intervention viendra prendre en charge le suspect », a-t-il assuré.
Il a ajouté que huit militaires ont été lynchés en trois jours par la population qui les avait pris pour des membres des Forces démocratiques alliées (ADF).
L’AFP a pu documenter trois lynchages, en étant témoin direct du lynchage d’un couple, samedi à Beni.
Le calme est revenu mardi dans la ville commerçante du Nord-Kivu (environ 200.000 habitants), malgré un nouvel appel à la grève lancé par un groupe de pression d’une communauté locale, « Véranda Mutshanga ».
Les commerces et marché ont ouvert normalement, et les taxi-moto ont circulé comme d’habitude.
La veille, la police avait procédé à des tirs de sommation à balles réelles toute la matinée pour disperser les manifestants.
« Pour la manifestation d’hier (lundi), il y a au total cinq morts: un policier et quatre civils », a déclaré le procureur militaire de la garnison de Beni, Kumbu Ngoma.
L’armée congolaise a assuré avoir tué 80 ADF, dont quatre des six chefs « terroristes ». Elle affirme également avoir repris des bases des ADF près de Beni.
La Mission des Nations unies au Congo (Monusco) a communiqué lundi sur le lancement d’ »actions conjointes » de ses Casques bleus à Beni avec l’armée congolaise (arrestation dimanche de membres présumés de groupes armés près de Beni, rencontres d’officiers, vol de reconnaissance).
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source:LA