RDC-Sud-kivu: la ligue pour la réflexion de jeunes M’mbondo (LIRJM) alerte l’opinion sur unième reistallation des réfugies Burundais à Fizi (Déclaration)

Écrit par sur mars 31, 2020

LIGUE POUR LES RÉFLEXIONS DE JEUNES M’MBONDO (LIRJM).

COORDINATION NATIONALE DE L’AFRIQUE DU SUD.

DÉCLARATION ALERTANT L’OPINION LOCALE, NATIONALE ET INTERNATIONALE SUR LA PROBLÉMATIQUE ET LE DÉFI POUR LA UNIÈME REINSTALLATION DES REFUGIES BURUNDAIS EN TERRITOIRE DE FIZI PROVINCE DU SUD-KIVU EN RD CONGO.

N° REF:03/CN-SA/LIRJM/2020

La Ligue pour les Réflexions de Jeunes M’mbondo( LIRJM) est une organisation des droits humains dont certaines de ses missions cadrent avec la défense des droits humains, la sensibilisation de la population à pouvoir réfléchir sur des grandes questions sur le développement durable, la securité du pays et la cohabitation pacifique à l’Est de la Rd congo précisément dans l’espace Fizi, Uvira et Mwenga en particulièr et en République démocratique du Congo en général.

Entre temps, La LIRJM a été bien informée par ses sources crédibles qu’une unième reinstalation des refugiés burundais à déverser sur le sol congolais précisément dans le territoire de Fizi serait entrain de se préparer. Une décision rejetée par les communautés autochtones du territoire de Fizi dans son ensemble.

Nos sources précisent par contre que les organisateurs de cette exaction seraient entrain d’user des moyens financiers pour corrompre certains notables et chefs traditionnels du territoire de Fizi pour qu’ils adhèrent à cette initiative nuisible aux yeux de la population locale qui soutien les résolutions du monologue du 2 au 4 mars 2020, tenue à Uvira en présence de plusieurs autorités politico- administratives du pays. Les notables de Fizi regroupant toutes les couches présentes dans ces assises ont demandé au gouvernement de déplacer tous les campements des réfugiés burundais de LUSENDA et MULONGWE qui existent déjà dans le territoire de Fizi jusqu’au-delà des frontières Burundaises (300km au moins) conformément aux mesures internationales sur les réfugiés.

La LIRJM anticipe d’énormes problèmes qui troubleraient la sécurité du pays liés à la présence massive de ces réfugiés. Et ces problèmes sont de plusieurs ordres notamment ceux liés à l’accueil des Réfugiés, à leur survie dans des camps, à la présence des éléments armés parmi les Réfugiés, à la fragilité de l’appareil judiciaire congolais et celui lié à l’exercice de certains droits politiques par les réfugiés. Le problème d’accueil se pose avec beaucoup d’acuité au Congo où l’afflux des populations provoqué par la guerre ou par d’autres raisons exerce une pression intolérable sur les pays voisins qui, eux-mêmes, sont en proie à la misère, au surpeuplement et au sous-développement.

Aussi, la présence des réfugiés constitue une charge supplémentaire énorme pour les pays hôtes et les communautés locales. L’augmentation de la population impose, par exemple, des contraintes sur les ressources en bois de chauffage, les récoltes et l’eau dans un environnement déjà limité, accentuant ainsi le processus d’érosion du sol et la désertification.

C’est pourquoi s’il n’y a pas des précautions prises en amont et en aval, le problème d’accueil des Réfugiés donnerait naissance à un conflit ouvert entre les réfugiés et les populations autochtones. Ces conflits se traduiraient par la répugnance envers les réfugiés.

La LIRJM se souvient de gré des guerres causées par les réfugiés rwandais soi-disant Banyamulenge dans le territoire de Fizi avec leurs milices GUMINO, TWIRWANEHO et INTERAMWE de réfugiés rwando-ugandais dans la province du Nord-Kivu où ils ont abattu les arbres, arrachés les portes des écoles, utilisé les pupitres comme bois de chauffage et, continuent à orchestrer des massacres à la populations jusqu’a nos jours.

Ils détruisent tous sur leur chemin (la faune, la flore, la chasse dans les parcs et réserves naturelles, violent les femmes, etc.). Cette situation met en péril la population locale déjà confrontée à d’autres problèmes. La mémoire triste de 1994-96, lorsque des réfugiés hutus rwandais ont été massacrés et des millions dispersés dans toute la RDC et traversés dans d’autres pays, devrait être un grand rappel pour tout le monde. Ces crimes ont été perpétrés par le FPR de Kagame et ses forces mais, puisque l’Occident a choisi de le protéger (Kagame), ils ont blâmé Laurent Kabila de ces crimes. Si L.D. Kabila était encore en vie aujourd’hui, il aurait été amené dévant le tribunal pénal international de La Haye.

De plus, le statut de la RDC est bien connu à l’échelle mondiale que c’est un pays avec de nombreuses guerres les plus longues; et la région de l’Est est le point chaud de toutes les guerres. Fizi, faisant partie de cette région, ce n’est donc pas un paradis. En fait, Fizi est l’une des zones les plus touchées. À Fizi, il y a des guerres qui y éclatent presque tous les jours, et des milliers de sa population fuient leurs habitations à la recherche de sécurité et de protection ailleurs, y compris dans les pays voisins. Si telle est la situation actuelle à Fizi au Sud et au Nord-Kivu en général, pourquoi le HCR préférerait-il amener des réfugiés dans les zones de guerre?
Il n’y a pas de guerre au Burundi, et donc le HCR devrait cesser de s’exposer pour avoir été derrière tous les déclenchements des guerres dans les pays africains.
Il est ainsi normal que cette situation puisse provoquer des sentiments mêlés au sein de la population locale. Celle-ci développe donc dans la population locale le sentiment d’autodéfense, se traduisant de fois par des attaques entre elle et les réfugiés.

Plus de deux décennies, la R.D.Congo ne s’épargne pas d’accueillir les réfugiés sur son sol. Malheureusement, certains deviennent les ennemies jurés du Congo (pays d’accueil) en s’auto proclamant congolais, acquérant donc la nationalité congolaise par force. Cas saillant de soi-disant «Banyamulenge».

Les faits historiques nous rappellent tous ceux qui s’étaient passés dans le camp de Nkondo et lueka au Bas-Congo qui ont accueilli des populations angolaises jusqu’en décembre 2001. Parmi les quels Certains réfugiés se sont volatilisés dans la nature (au sein de la population locale) avec la bénédiction du HCR et la complicité des autorités politico-admnistratives.

Le cas lésion des exactions entre réfugiés et autochtones en territoire de Fizi reste celui des réfugiés rwandais autoproclamés «Banyamulenge» qui sèment terreur et désolation jusqu’à présent.

En référence aux faits historiques déjà évoqués, nous, Ligue Pour les Réflexions de jeunes M’MBONDO « LIRJM  » :

1.Refusons la unième reinstalation des refugiés burundais dans le territoire de Fizi qu’on ne connaît pas d’où ils vivent à présent ;

2. Demandons avec fermeté aux notables et BAMI traditionnels de se désolidariser de tous les réseaux mafieux des hommes politiques qui veulent passer par le Haut-Comissariat des nations unis pour les Réfugiés « HCR » pour un éventuel déversement des réfugiés Burundais dans cet espace qui a déjà vécu une mauvaise expérience avec les réfugiés de ce genre ;

3. Implorons au gouvernement congolais de garantir une bonne sécurité et faire participer la population locale à la prise de décision ;

4. Demandons au HCR de sensibiliser les réfugiés sur les respects des lois du pays ;

5. Exigeons que la surveillance autour des centre d’accueil de Lusenda et Mulongwe soit assurée avec rigueur pour éviter la divagation des réfugiés en dehors de leurs centres d’hébergement en attendant leur délocalisation dans un camp qui leur sera érigé loin de tous les villages des autochtones comme c’est le cas avec le camps de NYARUGUSU en Tanzanie, KAKUMA au Kenya, etc.

6. Comme nous l’avons souligné dans cette note, Fizi étant l’une des zones les plus touchées par les guerres depuis 1964 de la guerre de Mulele, Ngotanye maintenant connue sous le nom de (banyamulenge) et la guerre Afdl de 1996; le même Ngotanye maintenant (banyamulenge) avec leurs miliciens hommes et femmes connus sous le nom de Ngumino et Twiganeho et leur mercenaire du Rwanda et du Burundi qui provoquent le chaos à Fizi et dans toute la région du Kivu, nous pouvons simplement dire que plus aucun réfugié ne devrait être installé à Fizi, Kivu ou sur tout territoire de la République.

Fait à Durban , Afrique du Sud, le 28/01/2020.

IMANI Jonathan, coordonateur national de lirjm Afrique du Sud.

+27659603034

imanirosejonathan@gmail.com

Site web: www.lirjm.org

Carabin Coordonnateur adjoint.

Ernest Tchakubuta, secrétaire national de lirjm.


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