Baraka : flambée vertigineuse des prix des denrées de première nécessité sur fond d’insécurité
Écrit par FiziMedia sur décembre 18, 2025
La ville de Baraka traverse une période de forte précarité économique marquée par une hausse spectaculaire des prix des produits de première nécessité. Cette flambée est directement liée à l’insécurité persistante dans l’est de la République démocratique du Congo, attribuée aux violences imposées par les rebelles du M23-AFC.
Selon un constat réalisé ce jeudi 18 décembre 2025 à travers différents marchés et points de vente de la ville, le coût de la vie a atteint des niveaux alarmants, rendant l’accès aux biens essentiels de plus en plus difficile pour la majorité des ménages.
Les prix de plusieurs produits de base ont presque doublé, voire triplé. Un sac de farine de froment se négocie actuellement entre 100 000 et 120 000 francs congolais, contre 50 000 FC il y a encore quelques semaines. Le verre de sucre, autrefois vendu à 500 FC, coûte désormais 1 000 FC; Un sac de riz de 25 kg est passé de 70 000 à 85 000 FC, tandis qu’un bidon d’huile de marque OKI se vend aujourd’hui à 90 000 FC.
La situation est tout aussi préoccupante pour l’accès à l’eau et à l’énergie. Un bidon d’eau de robinet, qui coûtait 100 FC, est désormais facturé à raison de trois bidons pour 500 FC. Le prix du carburant a connu une envolée spectaculaire : le litre, auparavant vendu à 3 500 FC, s’achète désormais à 10 000 FC.
Cette hausse du carburant a entraîné une augmentation en chaîne des coûts de transport. En ville, une course à moto se paie actuellement entre 1 500 et 2 000 FC, contre 500 à 1 000 FC auparavant, sans compter les tarifs encore plus élevés pour les déplacements hors de la ville.
Malgré cette flambée généralisée, le panier des biens de première nécessité demeure à un niveau extrêmement élevé, aggravant la vulnérabilité des familles déjà éprouvées par l’insécurité et la baisse des revenus.
Face à cette situation jugée intenable, les habitants de Baraka lancent un appel pressant aux autorités nationales et provinciales afin de mettre un terme à la guerre et de restaurer la sécurité. Pour la population, la fin des hostilités reste la condition essentielle pour la stabilisation des prix, la relance des activités économiques et l’amélioration de leurs conditions de vie.
En attendant, de nombreuses familles peinent à subvenir à leurs besoins quotidiens, dans une ville où survivre devient chaque jour un peu plus difficile.
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