Crise humanitaire alarmante : Le CJIOP fait un appel urgent à l’intervention du gouvernement burundais et de la communauté internationale pour les réfugiés congolais
Écrit par FiziMedia sur décembre 18, 2025
La situation humanitaire des réfugiés congolais ayant trouvé asile au Burundi devient de plus en plus préoccupante. Fuyant les violences armées persistantes, l’insécurité généralisée et les violations graves des droits humains dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), des milliers de civils congolais vivent aujourd’hui dans des conditions alarmantes sur le territoire burundais.
Ces réfugiés proviennent principalement des territoires de Fizi, Uvira et Walungu (Kamanyola), ainsi que des villes de Baraka et d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu. Le Burundi, reconnu pour son hospitalité et son attachement aux valeurs de solidarité et au droit international humanitaire, leur a offert refuge. Toutefois, la capacité d’accueil et d’assistance reste largement insuffisante face à l’ampleur de la crise.
*Des conditions de vie inhumaines dans les sites d’accueil*
Selon plusieurs sources locales et humanitaires, les réfugiés congolais installés dans différents camps et sites d’accueil au Burundi vivent dans des conditions extrêmement précaires. L’absence quasi totale d’assistance humanitaire se traduit par :
•un manque criant de nourriture et d’eau potable ;
•un accès très limité aux soins de santé ;
•l’insuffisance d’abris décents ;
•une exposition accrue des femmes, des enfants et des personnes vulnérables à de graves risques sanitaires.
La situation est d’autant plus alarmante que deux décès ont déjà été enregistrés dans la province de Rumonge, conséquence directe des conditions de vie difficiles et du manque de prise en charge médicale.
*Une réponse humanitaire jugée insuffisante*
À ce jour, aucune intervention humanitaire d’envergure ni assistance gouvernementale suffisante n’a été déployée pour répondre à cette urgence. Cette inaction prolongée expose les réfugiés à une détresse humaine grave, susceptible de s’aggraver si des mesures rapides ne sont pas prises.
Face à cette situation, le coordonnateur du Cabinet des Jeunes Intégrès pour l’orientation des politiques en RDC,(CJIOP) , monsieur Orphée ‘Yamone’a Kamengele, appelle le Gouvernement burundais à reconnaître officiellement l’existence d’une crise humanitaire et à agir conformément à ses engagements internationaux, notamment la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, son Protocole de 1967, ainsi que la Convention de l’OUA de 1969.
*Appel à une mobilisation urgente*
Le Cabinet des jeunes Intégrès pour l’orientation des politiques en RDC, CJIOP sollicite notamment :
•l’implication directe des autorités burundaises ;
•la saisine urgente du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et des autres agences humanitaires ;
•la facilitation de l’accès humanitaire aux camps et sites d’accueil ;
•la mise en place d’un mécanisme national de coordination entre le gouvernement, les agences onusiennes et les organisations humanitaires ;
•la garantie de la protection des réfugiés dans le strict respect du principe de non-refoulement et des droits fondamentaux.
*Un enjeu humanitaire et régional*
Le CJIOP estime qu’une réponse rapide et coordonnée permettrait non seulement de soulager la souffrance des réfugiés congolais, mais aussi de préserver la stabilité sociale et humanitaire du Burundi. La mobilisation de la solidarité internationale apparaît aujourd’hui indispensable pour faire face à cette crise qui dépasse les capacités nationales.
Alors que la situation continue de se détériorer, l’urgence d’une action concertée n’est plus à démontrer. Le sort de milliers de vies humaines en dépend.
Pour le moment, les réfugiés fuyant ces récentes atrocités apres la prise d’uvira le 10 décembre, sont estimés à plus de 60.000 personnes.
Famure FARAJA
fizimedia.ca