Fizi : grave dénonciation de complicité présumée entre un officier FARDC et les rebelles dans les hauts plateaux
Écrit par FiziMedia sur janvier 12, 2026
Un jeune leader communautaire de la route Mwenga, tire la sonnette d’alarme sur la dégradation continue de la situation sécuritaire dans les moyens et hauts plateaux du territoire de Fizi, précisément dans l’axe Mkoko–Nambùkùma–Abala, en province du Sud-Kivu.
Dans une correspondance adressée à Son Excellence le commandant de la 33ᵉ Région militaire , Lundi 12 janvier 2026, le nommé UNDJI MCUMBÉ Modeste dénonce une présumée complicité d’un officier des Forces armées de la RDC (FARDC) avec les rebelles de l’AFC/M23-Twirwaneo.
*Accusations graves contre un officier en fonction*
Selon cette dénonciation, un officier FARDC répondant au nom de Major John, commandant d’une position militaire à Nambùkùma/Abala, dans le groupement de Bashiloca (secteur de Tanganyika), aurait entretenu des communications directes avec les éléments rebelles, leur fournissant les plans détaillés de la position militaire.
Cette situation aurait conduit à l’attaque meurtrière survenue le dimanche 11 janvier 2026, attaque au cours de laquelle quatre militaires FARDC ont perdu la vie, selon la même source.
*Des faits qui remonteraient à plusieurs mois*
Le dénonciateur affirme que les comportements jugés suspects de cet officier ne dateraient pas d’aujourd’hui. Déjà, lors de son affectation antérieure à Lusuku, où il aurait été commandant en second du Major Beya Fontaine, le Major John aurait à plusieurs reprises livré des informations stratégiques aux groupes armés Ngomino/Twirwaneo.
Il est également rappelé que lors des attaques du 1ᵉʳ avril 2025 contre les villages de Lùsùkù et ‘wam’léma, le même officier aurait facilité l’avancée ennemie en indiquant les voies de contournement des positions FARDC à Mkoko/Lùsùkù.
*Arrestation et soupçons de protection*
Des sources locales indiquent que le Major incriminé aurait été interpellé puis transféré à ‘wam’léma pour des enquêtes approfondies.
Toutefois, ces mêmes sources évoquent un possible conflit d’intérêts, affirmant que le commandant du secteur basé à ‘Wam’léma serait un proche parent de l’officier mis en cause.
*Appel à une enquête et à une relève immédiate*
Face à ce qu’il qualifie de trahison grave au sein des forces loyalistes, le jeune leader appelle l’état-major à :
•Diligenter une enquête rigoureuse et impartiale sur tous les officiers soupçonnés de collaboration avec l’ennemi ;
•Relever immédiatement toutes les troupes FARDC déployées sur le front Mkoko–Point Zéro, accusées d’inefficacité et de collusion avec les groupes armés ;
•Procéder à une réorganisation du commandement opérationnel, y compris le remplacement des unités ayant abandonné leurs positions à Minembwe et Mi’enge sans résistance significative.
*Une stratégie militaire remise en question*
L’auteur de la dénonciation critique également l’absence de progression militaire depuis l’arrivée des troupes FARDC dans la zone, en février de l’année précédente. Il plaide pour une stratégie offensive, estimant que l’attentisme actuel favorise l’ennemi et met davantage en danger les populations civiles.
« _Dans une guerre, attendre l’attaque de l’adversaire revient à encourager sa progression. Il faut attaquer pour défendre efficacement la patrie_ », conclut-il.
Un cri d’alarme citoyen
Ce message se veut un appel patriotique aux autorités militaires et au gouvernement congolais afin de restaurer la confiance entre l’armée et la population, et d’assurer une protection effective des civils dans les hauts plateaux de Fizi.
fizimedia.ca