Sud-Kivu 2 : l’UPSFI pose des préalables pour une reprise effective des activités scolaires
Écrit par FiziMedia sur janvier 11, 2026
La rentrée scolaire du deuxième trimestre peine à devenir effective dans la province éducationnelle Sud-Kivu 2, à l’est de la République démocratique du Congo. En cause, l’insécurité persistante liée à la rébellion de l’AFC/M23, qui continue de semer la peur au sein des communautés locales. Craignant pour leur sécurité, de nombreux parents préfèrent garder leurs enfants à la maison.
Depuis le 06 janvier, plusieurs établissements scolaires n’ont toujours pas rouvert leurs portes, faute d’élèves, et ce malgré les multiples appels lancés par les autorités éducatives en faveur de la reprise des cours.
Face à cette situation préoccupante, l’Union Provinciale des Syndicats établis à Fizi (UPSFI), par la voix de son porte-parole Tenganya “Wacubwa” Tezos, a énoncé une série de préalables qu’elle juge indispensables pour garantir une reprise scolaire effective et durable, particulièrement dans les zones rurales de la province.
*Une insécurité incompatible avec l’enseignement*
L’UPSFI estime qu’il est irréaliste d’exiger le retour des enseignants et des élèves à l’école tant que la sécurité n’est pas assurée.
« L’insécurité reste grandissante. Des coups de feu sont signalés de partout. Il est insupportable de demander à un enseignant de se rendre en classe dans une telle situation », déplore le syndicat.
L’organisation syndicale appelle ainsi les autorités politico-administratives et militaires à faire du rétablissement de la sécurité une priorité absolue afin de permettre une reprise normale des cours. À défaut, avertit-elle, les activités scolaires resteront paralysées.
Par ailleurs, l’UPSFI dénonce des cas de recrutement forcé d’élèves et d’enseignants, observés dans certaines écoles situées dans des zones déjà sous occupation des rebelles du M23-AFC, une situation jugée alarmante pour l’avenir de l’éducation dans la région.
*Des revendications salariales toujours non satisfaites*
Outre les défis sécuritaires, l’UPSFI pointe également des problèmes d’ordre administratif, notamment le non-paiement des salaires des enseignants.
Selon le syndicat, les enseignants pris en charge par la CARITAS Sud-Kivu, en particulier ceux des territoires de Fizi et de la ville de Baraka, accusent près de trois mois d’arriérés, depuis novembre dernier.
« Comment demander à un enseignant qui n’a pas mangé hier d’aller enseigner aujourd’hui, tout en attendant de lui un travail de qualité ? », s’interroge le porte-parole de l’UPSFI.
Le syndicat exhorte le gouvernement à prendre au sérieux les revendications des professionnels de la craie en assurant le paiement régulier et ponctuel de leurs salaires.
*Les préalables exigés par l’UPSFI*
Pour une reprise effective et de qualité des activités scolaires dans la province éducationnelle Sud-Kivu 2, l’UPSFI conditionne son engagement au respect des points suivants :
•La restauration et le maintien de la sécurité dans toutes les entités concernées ;
•Le paiement des arriérés de salaires des enseignants ;
•Le paiement régulier et à temps des salaires.
Sans la prise en compte de ces préalables, conclut l’UPSFI, il sera difficile, voire impossible, d’assurer une rentrée scolaire effective et un enseignement de qualité dans la province.
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