Sud-kivu: le MCMR dénonce de graves violations des droits humains à Namisha(Fizi)
Écrit par FiziMedia sur janvier 4, 2026
Le Mouvement Citoyen Machozi ya Raïa (MCMR), section de la ville de Baraka, a vivement condamné les violations graves des droits humains attribuées à des éléments du groupe armé CPLC/FABB (Biloze Bishambuke), survenues au village Namisha, dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu.
*Origine des affrontements*
Selon les informations recueillies par le MCMR, les incidents ont éclaté dans la soirée du samedi 03 janvier 2026, aux environs de 20 heures, lorsque des éléments de la CNPSC, dirigée par William Yakutumba, ont procédé à la suppression d’une barrière payante érigée illégalement à Namtùngùlù par quelques éléments Biloze Bishambuke.
Cette intervention a rapidement dégénéré en violentes altercations entre les groupes armés en présence. Le bilan provisoire fait état de deux morts, dont un motard civil et un élément Wazalendo appartenant à la CNPSC.
*Propagation de l’insécurité*
Les violences ne se sont pas limitées à Namisha. Des détonations d’armes à feu ont été signalées jusqu’à Fizi-centre, chef-lieu du territoire de fizi, entre la nuit du samedi et la journée du dimanche 04 janvier 2026, plongeant les populations locales dans une psychose généralisée.
À l’heure actuelle, d’après des sources locales, la situation sécuritaire demeure tendue, sans confirmation officielle d’un retour au calme.
*Une condamnation ferme du MCMR.*
Dans une déclaration rendue publique 04 janvier 2026, le MCMR condamne avec la plus grande fermeté ce qu’il qualifie de « comportement irresponsable et criminel » de certains éléments du groupe Wazalendo FABB.
« Aucun désaccord administratif ou sécuritaire ne peut justifier le recours à la violence contre des civils innocents. Ces actes sont contraires au droit à la vie et discréditent la noble mission de l’autodéfense communautaire », souligne le mouvement.
Le MCMR rappelle que la mission première des groupes d’autodéfense est la protection des populations et de leurs biens, et non leur persécution.
Selon l’organisation citoyenne, lorsqu’un groupe armé censé défendre la population devient lui-même une menace, il perd toute légitimité morale et patriotique.
*Appel à la justice et à la responsabilité*
Le mouvement citoyen appelle les autorités civiles et militaires compétentes à ouvrir des enquêtes indépendantes, afin d’identifier les auteurs de ces crimes et de les traduire devant la justice.
« La paix et la sécurité ne peuvent être construites sur la violence aveugle, mais sur le respect de la vie humaine, de la loi et de l’autorité de l’État », insiste Akwa Flemming, coordonnateur urbain du mouvement.
Enfin, le mouvement exhorte tous les groupes armés communautaires à faire preuve de retenue, de discipline et de responsabilité, rappelant que la lutte pour la sécurité nationale doit impérativement s’inscrire dans un cadre légal et humain, sous peine de transformer des protecteurs en bourreaux.
fizimedia.ca