Baraka : appel à une enquête sur la perception de taxes auprès des déplacés de guerre

Écrit par sur février 23, 2026

Un appel solennel à la responsabilité administrative et à la justice a été adressé à l’autorité urbaine de la ville de Baraka, dans la province du Sud-Kivu.

Dans une correspondance rendue publique ce dimanche 22 février 2026, l’activiste AKWA Fleming, coordonnateur urbain du mouvement citoyen Machozi ya Raia (MCMR), interpelle Madame le Maire a.i sur des allégations de perception de taxes par certains agents du service maritime auprès de populations déplacées par la guerre.

*Un contexte marqué par la crise sécuritaire*

Selon l’auteur de la lettre, la période de conflit ayant affecté la région notamment en lien avec les violences attribuées au mouvement M23/AFC a provoqué des déplacements massifs de populations à Fizi et à Baraka.

Des milliers de familles auraient été contraintes d’abandonner leurs habitations, leurs biens et leurs activités économiques pour échapper aux affrontements, se retrouvant dans une situation de grande précarité.

Dans ce contexte humanitaire fragile, l’activiste estime que la priorité des autorités devait être l’assistance, la protection et la solidarité envers les sinistrés.

*Des accusations préoccupantes*

La lettre fait état de témoignages selon lesquels certains agents du service maritime auraient continué à percevoir des taxes auprès de ces déplacés, malgré leur situation de détresse liée au conflit.

« Si ces faits sont avérés, ils soulèvent une question grave de responsabilité administrative et morale », souligne le signataire.

Il rappelle que le principe de légalité des taxes et celui d’humanité dans la gestion publique exigent que toute perception fiscale soit encadrée par la loi et adaptée au contexte exceptionnel.

*Des demandes claires à l’autorité urbaine*

Dans son plaidoyer, AKWA Fleming appelle le Maire a.i de Baraka à :

•Ordonner une enquête administrative indépendante afin d’établir la véracité des faits ;

•Identifier les responsabilités individuelles éventuelles ;

•Prendre des mesures disciplinaires ou judiciaires appropriées en cas d’abus confirmés ;

•Envisager, si nécessaire, des mécanismes de réparation en faveur des victimes.

Pour l’activiste, engager des poursuites contre d’éventuels agents fautifs ne constituerait pas un acte de division, mais plutôt « un acte de justice et de restauration de la confiance entre la population et les autorités locales ».

*Restaurer l’éthique publique*

L’auteur conclut que la reconstruction post-conflit ne saurait se limiter aux infrastructures, mais doit également passer par la restauration de l’éthique publique et le respect strict des principes de bonne gouvernance.

Cet appel intervient dans un contexte où les attentes citoyennes en matière de transparence et de redevabilité restent élevées dans la ville de Baraka, encore marquée par les conséquences sécuritaires et socio-économiques des récents troubles.

Les autorités urbaines n’avaient pas encore officiellement réagi au moment de la publication de cet article.

Famure FARAJA
fizimedia.ca


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