SUD-KIVU: UTILISATION DES RÉSEAUX SOCIAUX POUR LA PAIX ET LA BONNE GOUVERNANCE
Écrit par FiziMediaCongo sur août 1, 2019
_Par Jordan Muke_

Aujourd’hui bien plus qu’hier le monde connaît de grands progrès qui ne cessent de faire leurs preuves et par-dessus tout renouvellent la face de la terre. Ces progrès font du grand monde un petit microcosme où la communication revêt d’une importance sans précédent.
C’est Teilhard de Chardin qui préconise dans son noosphère le corps à corps, le cœur à cœur et la tête à tête.
Cette noosphère est devenue une réalité que nous palpons du jour en jour à travers la numérisation du monde qui nous ouvre à un corps plus large, qui agrandit nos cœurs et rapproche nos têtes.
Il n’est plus nécessaire d’être en Afrique ou dans un autre continent pour savoir ce qui s’y passe.
Il n’est plus nécessaire d’attendre des mois, voire des années pour apprendre qu’il y a eu incendie en Europe, massacre ou maladie dévastatrice en Afrique.
Tout ceci est possible aujourd’hui grâce aux réseaux sociaux qui font désormais du monde un village interconnecté, de nos pays une petite case interconnectée.
Cependant quoique ces réseaux sociaux soient un atout louable pour notre temps, force est de constater qu’ils ne sont toujours pas utilisés à bon escient. Cela nous amène dans notre Province du Sud-Kivu où la médaille des réseaux sociaux laisse suffisamment paraître son revers.
Au lieu que ces réseaux nous aident à nous former et à nous informer pour l’édification d’une province unie et prospère, ils se constituent en une plate-forme où les pourfendeurs de la politique se déchainent et laissent quartier libre à toutes sortes des réflexions et désinformation qui freinent le développement.
Certes, le pays en général et notre province en particulier ont de grands défis à relever aussi bien sur le plan politico-économique que sur le plan socio-culturel.
De ce fait, il est légitime que l’on s’insurge contre cet état des faits et qu’on se bat pour un avenir prometteur.
Cependant l’on a tendance à se dédouaner de sa propre responsabilité pour la mettre sur le dos de la politique, des autorités.
Et le moyen qui semble être favorable pour ce faire, du moins pour un nombre de Sud-kivutiens, se trouve être les réseaux sociaux où chacun se cache derrière son clavier et dit tout ce qui se passe dans sa tête, intoxiquer, injurier, et devenir auteur de la haine, du tribalisme, de la deprevation des mœurs, de la délation, et de la diffamation.
Ainsi, est-il déplorable de constater que les réseaux sociaux, loin de nous rassembler pour bâtir une paix durable dans notre province, nous incitent plutôt à la violence, à la guerre et par voie de conséquence empèguent la bonne gouvernance, la cohésion sociale et la cohabitation pacifique.
_Cet atout qui est le nôtre se présente en même temps comme une opportunité et un défi. Il est temps que les réseaux sociaux reprennent leur droit c’est-à-dire celui de rapprocher nos corps, nos cœurs et nos têtes. http://www.fizimedia.com
Il est temps que ces réseaux soient un espace d’échanges profonds et constructifs, un espace d’encouragement et de conseils pour bâtir une province beaucoup plus épanouie où tous les Sud-kivutiens jouissent de leurs droits et devoirs avec un seul objectif construire._
Et à nos législateurs de voir comment réglementer ces réseaux sociaux pour nous éviter tous les dérapages que nous connaissons aujourd’hui.
En fin, aujourd’hui Ebola frappe à notre porte mais le comble, nombreux des fils du Sud-Kivu pensent que c’est une affaire seulement des autorités pourtant c’est une affaire qui nous concernent tous, et comme nous l’a exhorté l’ Autorité Provinciale, unissons nous pour barrer la route à Ebola et toute personne ennemie du développement auquel nous aspirons.
Le changement c’est maintenant par le travail
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