Baraka : un vol attribué à des éléments FARDC crée la panique au quartier Macampagne
Écrit par FiziMedia sur janvier 12, 2026
Un cas de vol grave lié à l’insécurité a été signalé dans la soirée du dimanche 11 janvier 2026 au quartier Macampagne, dans la ville de Baraka (province du Sud-Kivu). Des militaires des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), identifiés par la population locale, sont accusés d’avoir agressé des civils et emporté une importante somme d’argent.
Selon les informations recueillies sur place, il était environ 19h30 lorsque des éléments FARDC, logés dans ce quartier, se sont rendus au domicile des victimes pour imposer de l’argent par la force. Un visiteur, venu déposer temporairement une somme de 800 000 francs congolais pour la garder durant la nuit avant de la récupérer le lendemain, a été violemment agressé.
Les militaires présumés auteurs de l’acte se sont emparés de l’argent ainsi que d’un téléphone portable à touches, avant de prendre la fuite vers une destination inconnue. Les faits se sont déroulés à seulement quelques mètres de l’endroit où ces militaires étaient cantonnés.
Alertée, la Police Militaire des FARDC a immédiatement effectué une descente sur le lieu de l’incident dans le but d’interpeller les auteurs. Cependant, ces derniers avaient déjà pris la fuite. Un militaire a néanmoins été interpellé afin de fournir des informations, étant donné qu’il aurait passé la nuit à proximité des militaires soupçonnés d’être impliqués dans ce vol.
Face à cette situation, la Société Civile des Compatrites Congolais (SOCICO-RDC), ville de Baraka et territoire de Fizi, condamne fermement cet acte et appelle les autorités militaires compétentes à mener des enquêtes approfondies afin que les auteurs soient identifiés et traduits devant la justice.
La SOCICO-RDC exige également une meilleure collaboration avec les victimes, afin de recueillir des éléments essentiels pouvant faire avancer l’enquête. Elle dénonce par ailleurs les comportements déviants de certains détenteurs d’armes à feu qui se rendent coupables de vols, viols et autres violations graves des droits humains, ternissant ainsi l’image des forces régulières.
La société civile rappelle que la protection des civils demeure une obligation fondamentale des forces de défense et de sécurité, surtout dans un contexte sécuritaire déjà fragile dans la région.
fizimedia.ca