Sud-Kivu : le CJIOP-RDC alerte sur une “vacance de pouvoir” au sommet de la province

Écrit par sur janvier 6, 2026

Le Cabinet des Jeunes Intègres pour l’Orientation des Politique en République démocratique du Congo (CJOP-RDC) tire la sonnette d’alarme face à ce qu’il qualifie de vacance de fait des autorités provinciales du Sud-Kivu, tant au niveau de l’Assemblée provinciale que du Gouvernement provincial.

Dans une correspondance officielle du 05 janvier 2026, adressée notamment à la Première ministre, au Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, ainsi qu’aux présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, cette organisation citoyenne exprime sa vive préoccupation quant à l’absence physique et fonctionnelle des institutions provinciales dans leur ressort naturel.

*Une province gouvernée à distance ?*

Selon le CJOP-RDC, depuis la chute de la ville de Goma et du territoire de Rutshuru dans le Nord-Kivu, suivie de la détérioration de la situation sécuritaire dans l’Est du pays, les autorités du Sud-Kivu n’exerceraient plus leurs fonctions depuis le siège officiel de la province, sans communication institutionnelle claire à la population.

Cette situation, estime l’organisation, crée une ingouvernabilité de fait, marquée par une administration exercée à distance, un déficit de redevabilité et une rupture du lien entre les dirigeants provinciaux et les citoyens.

*Un manquement constitutionnel, selon le CJIOP-RDC*

S’appuyant sur plusieurs dispositions de la Constitution congolaise, notamment les articles 3, 195 et 197, ainsi que sur la loi n°08/012 du 31 juillet 2008 relative à la libre administration des provinces, le CJOP-RDC rappelle que :
les provinces jouissent de la libre administration ;
le Gouvernement provincial doit être présent et responsable devant la population ;
l’action publique provinciale doit respecter les principes de proximité, de continuité et de visibilité.

Pour l’organisation, l’absence prolongée des autorités provinciales du Sud-Kivu constitue non seulement une violation de ces principes, mais aussi un facteur aggravant de la crise de confiance entre l’État et les citoyens, dans un contexte sécuritaire, humanitaire et social déjà fragile.

*Des conséquences lourdes pour la population*

Le CJIOP-RDC souligne que,cette situation alimente un sentiment d’abandon au sein de la population du Sud-Kivu, confrontée à l’insécurité persistante, aux déplacements des populations, aux difficultés d’accès aux services sociaux de base et à la désorganisation de l’administration provinciale.

« Les populations ont besoin d’être rassurées, encadrées et accompagnées par leurs dirigeants légitimes », insiste l’organisation.

*Trois demandes clés adressées au gouvernement central*

Face à cette situation, le CJIOP-RDC formule trois principales recommandations aux autorités nationales :

•Clarifier officiellement le siège effectif et le mode de fonctionnement des institutions provinciales du Sud-Kivu ;
•Veiller au strict respect des dispositions constitutionnelles et légales relatives à la libre administration des provinces ;
•Garantir une gouvernance provinciale de proximité, conforme aux lois de la République et aux attentes légitimes de la population.

Tout en réaffirmant sa disponibilité à collaborer avec les institutions de l’État dans un esprit citoyen et républicain, le CJIOP-RDC appelle à des mesures urgentes pour restaurer l’autorité de l’État et la confiance des populations dans la province du Sud-Kivu.
fizimedia.ca


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